Revue de presse et parution de de l'Institut Armitage

Interview de Warren Armitage - Revue "New Scientist" - décembre 2014

Nous avons le plaisir aujourd'hui de recevoir et de nous entretenir avec Warren Armitage, directeur d'un institut de recherche qui porte son nom, et qui pourrait bien dans les années à venir devenir leader en matière de traitement des maladies psychiques. En effet les dernières avancées en matière de lecture des signaux du subconscient sont sur le point d'ouvrir une porte vers des traitements efficaces contre des maladies courantes telles que la dépression ou les troubles obsessionnels compulsifs, mais également sur des pathologies plus graves comme la névrose, la psychose ou même la schizophrénie.

NS: Avant d'entrer dans le détail, laissons le professeur Armitage nous présenter brièvement son insitut.

WA: L'institut Armitage est en activité depuis pratiquement deux ans et demi, à l'heure ou je vous parle 35 programmes d'études différents ont été menés à bien et 12 sont encore en cours d'expérimentation. Nous travaillons essentiellement sur l'interprétation des signaux qu'émet le cerveau humain en période de veille, plus précisément pendant qu'un sujet rêve. Tous ses signaux proviennent directement du subconscient, et nous apprennent donc des choses très intéressantes sur le fonctionnement de notre psyché. 

NS: Pouvez vous nous expliquer brièvement comment vous procédez pour recueillir ces fameux signaux qu'émet notre cerveau ?

WA: Nous utilisons des capteurs de chaleurs de très haute technologie qui nous permettent de mesurer de manière incroyablement précise l'activité cérébrale. L'ensemble des nuances enregistrées forment quelque chose d'assez semblable un algorithme que notre matériel de lecture décode petit à petit. Il s'agit là d'un travail colossal. Mais ces signaux ont une logique, chaque nuance spécifique a une représentation spécifique identique dans le rêve. Pour vous donner un exemple simple, notre premier travail a été d'identifier les couleurs. Concrètement un individu qui voit la mer dans son rêve émettra un signal identifié à la couleur bleue.

NS: Pouvez vous donc parvenir à visualiser un rêve comme nous regardons un film ?

WA: A l'heure actuelle c'est de la science fiction mais c'est bien les bases que nous nous efforçons de poser au sein de l'Institut. Si nous diffusions le film à l'heure actuelle, nous n'aurions pas beaucoup de spectateurs.

NS: Pouvez vous nous expliquer les liens qui relient l'interprétation des rêves à la médecine psychiatrique ?

WA : Le rêve est l'expression la plus concrète de notre subconscient, or pour faire simple, c'est notre subconscient qui détermine notre "santé mentale". Si nous parvenons à visualiser les rêves, alors nous pouvons en quelque sorte interpréter de façon claire le subconscient. Cela aiderait considérablement les psychiatres dans leur travail.

NS: Vous nous parlez de lecture des rêves, mais est-il également possible d'envisager à partir de ces données qu'un jour on pourrait pratiquement concevoir des rêves et les transmettre à l'esprit humain ?

WA: Encore une fois il s'agit à l'heure actuelle de science fiction mais nous avons quelques programmes d'études qui envisagent des travaux autour de ce thème. Le programme de recherche dédié est d'ailleurs appelé "architecture onirique". Il y a toutefois une limite importante, nous ne disposons pas aujourd'hui de technologie capable de reproduire le signal. En vulgarisant je vous dirais qu'avec notre matériel nous pouvons "lire" mais pas "écrire" les rêves.

NS: Nous savons que vos études portent sur des humains qui dorment et rêvent. Ou trouvez vous vos sujets et est-ce que rêver pour l'Institut Armitage est dangereux ?

WA: Rêver pour nous peut-être considéré comme un métier à part entière et aujourd'hui nous ne parvenons pas à obtenir de bon résultat avec n'importe qui. Nous savons maintenant par exemple que seul environ 1 individu sur 500 peut disposer d'une structure cérébrale et nerveuse compatible avec notre matériel de lecture. Qui plus est le dispositif est épuisant et il est indispensable de posséder une condition physique impeccable pour travailler dans la sécurité. Les liens entre le corps et l'esprit sont extrêmement importants pour la netteté du signal. Les tests sont drastiques et répondent scrupuleusement à la législation européenne sur le traitement des cobayes médicaux. Il y a certains dangers mais les sujets sont suivis et assurés, et bien entendu ils acceptent de leur plein gré il n'est en aucun cas question de contraindre le sujet.

NS: Il y a des rumeurs comme quoi certaines personnes relativement connues comme des sportifs de haut niveau ont été  des cobayes pour l'Institut Vassharan. Pouvez vous confirmer ou même nous donner quelques noms ?

WA: Il y a une clause de confidentialité assez drastique autour des sujets, et je ne peux donc rien vous dire là dessus, mais il parait que certains tabloïds font une partie leurs choux gras dessus alors libre à vous de vous faire votre idée à partir de leurs articles.

NS: Votre fille ?

WA: Aucun commentaire.

NS: Une dernière question, le travail que vous accomplissez semble colossal et il doit certainement être très couteux. Comment parvenez vous à financer de telles recherches ?

WA: Nous avons des mécènes très généreux. Vous savez déjà que la multinationale Von Orton Corp a participé à la création de L'institut, depuis il y a eu d'autres financements et aucun retour sur investissement n'est prévu avant au minimum une décennie. Echéance à laquelle nous estimons possible des applications utiles à la médecine. En ce moment nous nous contentons modestement de faire avancer la science.

NS: Merci Professeur Armitage pour vos éclaircissements et bonne chance à vous pour l'avenir.

WA: Merci de m'avoir reçu.

Nous refermons cet interview, mais je vous invite à lire les deux articles suivants qui vous retracent l'évolution et les conclusions de deux programmes de recherches spécifiques de l'institut Armitage. Les articles sont intitulés respectivement "la mer dans les rêves" et "notre subconscient en nuances de chaleur".